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Par Stéphane Comtois — L’Écho d’Argenteuil
BROWNSBURG-CHATHAM, le 10 mai 2026 — C’est dans une atmosphère à la fois solennelle, humaine et profondément émotive que s’est déroulée dimanche la célébration marquant officiellement la fermeture de l’église Église Saint-Louis-de-France. Citoyens, familles, anciens paroissiens et visiteurs provenant des communautés voisines sont venus rendre un dernier hommage à ce lieu de rassemblement qui aura marqué près d’un siècle de vie communautaire et spirituelle à Brownsburg-Chatham.
La célébration était présidée par Monseigneur Raymond Poisson, évêque du diocèse de Saint-Jérôme–Mont-Laurier, dont la présence témoignait de l’importance historique de cette journée pour la région et pour l’ensemble de la communauté catholique locale.
Le maire de Kévin Maurice assistait également à la cérémonie, tout comme plusieurs représentants des paroisses voisines venus démontrer leur solidarité envers les fidèles de Brownsburg-Chatham dans ce moment chargé d’émotion.
Tout au long de la célébration, les regards se tournaient souvent vers les vitraux, les statues, la mezzanine et les bancs de bois qui auront vu défiler des générations complètes de familles. Plusieurs citoyens rencontrés par le journal confiaient avoir l’impression de perdre une partie importante de leurs souvenirs et de leur identité collective.
Mme Landry, résidente de Brownsburg, partageait avec émotion une réflexion empreinte de nostalgie et de réalisme face à l’avenir du bâtiment et à l’évolution de la société.
« Ça coûte cher entretenir un bâtiment comme celui-là. On vieillit… et les jeunes ne sont plus autant tournés vers la religion. »
Observant les transformations qui touchent plusieurs municipalités, elle confiait également avoir l’impression que les grands terrains disponibles finissent souvent par laisser place à de nouveaux projets résidentiels.
« J’ai comme l’impression qu’on va prendre le terrain et bâtir des blocs appartements… dès qu’il y a un espace libre, on construit des résidences. »
Malgré cette réalité qu’elle dit comprendre, Mme Landry demeurait visiblement très nostalgique tout au long de cette cérémonie d’adieu à ce lieu porteur de souvenirs pour plusieurs générations de familles de Brownsburg-Chatham.
Parmi les témoignages les plus touchants recueillis au cours de la journée figurait celui de Steve O’Brien, ancien résident de Brownsburg profondément lié à cette église depuis son enfance. Visiblement ému, les yeux remplis de souvenirs, il a accepté de partager avec le journal une partie de son histoire familiale liée à Saint-Louis-de-France.
« Je suis né ici à Brownsburg. J’ai été baptisé ici, mes frères aussi. On a commencé à venir à la messe de minuit en 1969. Je me souviens que l’église était toujours remplie. Nous autres, on s’assoyait en haut », racontait-il en pointant la mezzanine située au deuxième niveau.
Steve O’Brien se souvenait également des nombreuses célébrations auxquelles il a assisté entre les années 70 et 80, du mariage de ses parents célébré ici dans les années 60, ainsi que de son propre mariage dans cette même église durant les années 80.
Avec beaucoup d’émotion, il rappelait aussi que les funérailles de sa mère y avaient été célébrées il y a seulement deux ans.
Revenant sur certaines paroles prononcées durant l’homélie, il ajoutait :
« Le prêtre a dit que la société n’est plus la même et qu’il faut faire face à cette réalité et l’accepter. »
Il décrivait également l’église comme un lieu exceptionnel ayant accompagné les grands moments de la vie de nombreuses familles de Brownsburg-Chatham.
Plusieurs citoyens ont également tenu à souligner le travail du Père Richard Woodbury, qui a accompagné la communauté paroissiale dans cette période de transition empreinte d’émotion. Dans un contexte marqué par le vieillissement des communautés religieuses et les défis liés à l’entretien des bâtiments patrimoniaux, plusieurs paroissiens reconnaissaient les efforts déployés afin de préserver la vie paroissiale aussi longtemps que possible.
Le Père Richard Woodbury a également tenu à transmettre un message d’unité et d’espérance aux paroissiens rencontrés par le journal. Reconnaissant la réalité actuelle vécue par plusieurs communautés religieuses, celui-ci rappelait qu’il valait mieux voir une église remplie de fidèles rassemblés ensemble qu’un bâtiment pratiquement vide.
Dans un esprit de continuité, il invitait ainsi les paroissiens de Saint-Louis-de-France à poursuivre les célébrations à l’Église Saint-Philippe afin de continuer à faire vivre la communauté chrétienne dans la région.
La présence de citoyens provenant d’autres municipalités démontrait également à quel point cette fermeture dépassait le simple cadre religieux. Un jeune couple de Lachute avait notamment tenu à venir soutenir les paroissiens de Brownsburg-Chatham dans cette étape importante.
À la suite de la célébration, plusieurs participants se sont dirigés vers le sous-sol de l’église où un buffet avait été organisé pour les personnes souhaitant prolonger ce moment de rassemblement. Dans une ambiance chaleureuse et familiale, anciens paroissiens, amis et citoyens ont pris le temps d’échanger souvenirs, anecdotes et émotions autour d’un repas partagé.
Une bénédiction extérieure a également été donnée à la fin de la cérémonie devant l’église, un moment empreint de calme et de recueillement qui accompagnait les photographies de cette journée historique.
L’histoire de la paroisse Saint-Louis-de-France remonte au début du XXe siècle. Fondée d’abord comme mission religieuse en 1906, elle deviendra officiellement une paroisse avant la construction de l’église actuelle en 1927. Au fil des décennies, le bâtiment aura connu divers agrandissements, rénovations et transformations tout en demeurant un symbole important du paysage de Brownsburg.
Même si l’église et le presbytère sont aujourd’hui mis en vente, certaines activités communautaires au sous-sol devraient continuer pour le moment, permettant aux organismes qui utilisent déjà les lieux de poursuivre leurs services auprès de la population.
À compter du 17 mai, les célébrations religieuses seront désormais tenues à l’Église Saint-Philippe, où les paroissiens de Saint-Louis-de-France seront invités à poursuivre la vie pastorale de la communauté.
Au moment de quitter l’église, plusieurs paroissiens prenaient encore quelques instants pour observer une dernière fois le sanctuaire, les bancs, les arches et la lumière traversant les vitraux.
Pour plusieurs citoyens présents dimanche, il ne s’agissait pas seulement de la fermeture d’une église, mais bien de la fin d’un chapitre important de l’histoire humaine et collective de Brownsburg-Chatham.
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By Stéphane Comtois — L’Écho d’Argenteuil
BROWNSBURG-CHATHAM, May 10, 2026 — A solemn, deeply human and emotional atmosphere filled Saint-Louis-de-France Church on Sunday as citizens, families, former parishioners and visitors from neighbouring communities gathered for the official closing ceremony of this historic place of worship.
People came together to pay tribute to a church that has been part of Brownsburg-Chatham’s spiritual and community life for nearly a century.
The celebration was presided over by Monsignor Raymond Poisson, Bishop of the Diocese of Saint-Jérôme–Mont-Laurier, whose presence highlighted the historical importance of the occasion for the region and the local Catholic community.
Kévin Maurice was also present for the ceremony, along with representatives from neighbouring parishes who came to support local parishioners during this emotional moment.
Throughout the service, many eyes turned toward the stained-glass windows, statues, mezzanine and wooden pews that witnessed generations of family celebrations, baptisms, weddings and funerals.
Many citizens interviewed by the newspaper said they felt as though an important part of their collective memories and identity was slowly disappearing.
Mrs. Landry, a Brownsburg resident, shared emotional reflections filled with both nostalgia and realism regarding the future of the building and the evolution of society.
“It costs a lot to maintain a building like this. We’re getting older… and younger generations are no longer as connected to religion.”
Observing the changes taking place across many municipalities, she also expressed concern that vacant land often gives way to residential developments.
“I have the feeling they’ll take the land and build apartment blocks… whenever there’s open space, new housing projects appear.”
Although she said she understood today’s realities, Mrs. Landry remained visibly nostalgic throughout this farewell ceremony to a place filled with memories for generations of Brownsburg-Chatham families.
Among the most touching testimonies gathered throughout the day was that of Steve O’Brien, a former Brownsburg resident deeply connected to this church since childhood. Visibly emotional, with eyes filled with memories, he agreed to share with the newspaper part of his family history linked to Saint-Louis-de-France Church.
“I was born here in Brownsburg. I was baptized here, and so were my brothers. We started attending Midnight Mass in 1969. I remember the church was always full. We used to sit upstairs,” he recalled while pointing toward the mezzanine.
Steve O’Brien also remembered attending many services throughout the 1970s and 1980s, his parents’ wedding in the church during the 1960s, as well as his own wedding celebrated there in the 1980s.
With emotion, he also recalled that his mother’s funeral had been held there only two years ago.
Reflecting on words spoken during the homily, he added:
“The priest said society is no longer the same and that we must face this reality and accept it.”
He described the church as an exceptional place that accompanied many important moments in the lives of local families.
Several citizens also wished to acknowledge the work of Father Richard Woodbury, who has supported the parish community throughout this emotional transition period. In a context marked by aging religious communities and the growing challenges of maintaining large heritage buildings, many parishioners recognized the efforts made to preserve parish life for as long as possible.
Father Richard Woodbury also shared a message of unity and hope with parishioners interviewed by the newspaper. Recognizing the current realities faced by many religious communities, he noted that it was better to see one church filled with worshippers gathered together than to maintain a nearly empty building.
In a spirit of continuity, he invited parishioners of Saint-Louis-de-France to continue celebrating together at Saint-Philippe Church in order to keep the Christian community alive in the region.
The presence of citizens from neighbouring municipalities also demonstrated how this closure extended far beyond religion alone. A young couple from Lachute had notably come to support Brownsburg-Chatham parishioners during this important moment.
Following the ceremony, several participants gathered in the church basement where a buffet had been organized for those wishing to continue sharing memories and conversations together in a warm and welcoming atmosphere.
An outdoor blessing was also held in front of the church at the conclusion of the ceremony, providing a peaceful and symbolic final moment that accompanied photographs taken during this historic day.
The history of Saint-Louis-de-France Parish dates back to the early 1900s. First established as a religious mission in 1906, it later became an official parish before the construction of the current church in 1927. Over the decades, the building underwent various expansions and renovations while remaining an important symbol within Brownsburg’s landscape.
Although the church and presbytery are now officially for sale, community activities taking place in the basement are expected to continue for the time being, allowing local organizations to maintain their services to the community.
Beginning May 17, religious celebrations will officially continue at Saint-Philippe Church, where parishioners of Saint-Louis-de-France will be invited to continue parish life together.
As parishioners slowly left the church, many paused for a final look at the sanctuary, pews, arches and stained-glass windows that had watched over the community for generations.
For many citizens present on Sunday, this was not simply the closure of a church, but the end of an important chapter in the collective and human history of Brownsburg-Chatham.